Núria Gràcia Arderiu, joueuse professionnelle de handball, vous parle de son alimentation Paléo

Núria Gràcia Arderiu, joueuse professionnelle de handball, vous parle de son alimentation Paléo

C’est bien connu lorsqu’on pratique du sport, notamment à haut niveau, l’hygiène alimentaire joue un rôle essentiel dans notre performance. En effet, chez les sportifs, il est primordial de faire attention à ce que nous mangeons. Ce n’est pas seulement une question de maintien du poids de forme, mais aussi une façon de profiter au maximum de tout notre potentiel physique. Nous pouvons également soigner et éviter les blessures grâce à l’alimentation.     

   

 

Je m’appelle Nuria Gràcia Arderiu. Je suis joueuse professionnelle d’handball, sport que je pratique depuis l’âge de 8 ans. Une vie dédiée à ma passion. Une passion qui est devenue mon métier. Actuellement je fais partie de l’équipe AS Cannes Mandelieu. À côté de ça, j’ai passé un diplôme de professeur des écoles et je me suis formée dans le domaine de la nutrition et de l’éducation émotionnelle.

 

En tant que sportive, l’alimentation m’a toujours intéressée, mais le vrai déclic a été il y a  deux ans quand j’ai découvert l’alimentation paléo. Certains diront qu’il s’agit d’une mode comme tant d’autres. Bien évidemment, je respecte tous les autres styles de nutrition, j’estime que chacun doit trouver ce que lui convient le plus. Avant tout, que ce soit clair, il ne s’agit pas d’un régime de quelques semaines : on parle plutôt d’un style de vie, de reprogrammer notre organisme en lui donnant ce dont il a vraiment besoin, sans toxines, sans perturbateurs endocriniens, etc. Ce style de vie a pour but principal la santé !

J’ai vécu tellement de près les bienfaits de ce type d’alimentation que depuis, je ne peux pas m’empêcher de partager mon expérience. En effet, j’ai vu s’améliorer la santé de mon père considérablement. Il a eu un début d’infarctus à cause de ses artères gravement bouchées. Il a fallu l’opérer pour lui mettre un stent, autrement appelé tuteur vasculaire ou extenseur vasculaire. Suite à ça, le médecin lui a prescrit plusieurs médicaments qu’il devait prendre à vie. Il avait du diabète type 2 et un taux élevé de cholestérol. C’est à partir de ce moment qu’il a pris conscience qu’il avait surement pris de mauvaises habitudes alimentaires. Voilà maintenant deux ans qu’il suit le régime paléo et les résultats sont incroyables : il a réussi stabiliser son taux de cholestérol, à faire disparaitre son diabète et à mettre de côté progressivement les médicaments (qui d’ailleurs, étaient censés être indispensables pour sa santé, mais qui en même temps lui ont provoqué des douleurs articulaires!).

J’ai également appliqué ce style de vie à mon quotidien de sportive. J’ai dû enlever certains aliments : les céréales, notamment celles qui contiennent du gluten (blé, avoine, orge, seigle…) et les produits laitiers de vache.

« Comment tu peux faire du sport sans manger de pâtes ? » certains me demandent. Cela parait impossible si on ne se débarrasse pas de quelques fausses idées reçues. Car, contrairement à ce que l’on peut penser, nous disposons de la quantité nécessaire par jour de carbohydrates, seulement avec des fruits, légumes et tubercules (patates douces, pommes de terre…).

 

D’autre part, j’ai augmenté la consommation de poisson, fruits de mer et d’œufs. Il n’est pas nécessaire de réduire la quantité de viande comme on entend souvent, mais à condition qu’elle provienne d’animaux qui ont été élevés en plein air et qui n’ont pas pris trop de médicaments ou d’antibiotiques. La communauté scientifique est de plus en plus d’accord, il faudrait augmenter la consommation de protéines par jour, c’est à dire passer de 0,8g par kilo du poids corporel à 1,5g pour les gens qui font régulièrement des activités physique et 2g pour ceux qui en font plus de 4 fois par semaine (comme les sportifs de haut niveau). En moyenne, 20% des apports nutritifs obtenus des aliments comme le poisson, la viande, les fruits de mer et l’œuf correspondent aux protéines.

Par exemple, si vous faites 60 kg et que vous pratiquez régulièrement des activités physiques vous devez consommer 60 x 1,5 = 90g de protéine par jour. Ces 90g vont représenter les 20% de protéines. Pour savoir quelle quantité d’aliment correspond à ce grammage : quantité aliment = 90/0,2 = 450g par jour, avec la possibilité de les répartir entre le poisson, la viande, les fruits de mer et les œufs.

Donc faites vos calculs !

J’aimerais signaler également l’importance des omega-3 chez le sportif. Les omega-3 que l’on trouve dans les poissons gras, nommés EPA et DHA, contribuent à l’autorégulation dans les processus inflammatoires. Et dans notre cas, cela arrive assez souvent car on est constamment amené à réaliser des efforts très agressifs pour nos muscles, tendons, articulations et pour notre corps en général.

De plus, j’aimerais aborder un sujet qui a un impact direct sur la performance du sportif. Que ce soit les jours d’entrainements ou le jour de compétition, il est très important de commencer notre pratique sportive avec l’estomac vide. C’est à dire, laisser le plus de temps possible entre le dernier repas et le début de l’entrainement, match ou compétition ! C’est simple à comprendre et logique à la fois ; pour utiliser au maximum tout notre potentiel physique et mental, toutes nos cellules du corps doivent travailler ensemble pour atteindre un seul objectif commun : l’optimisation maximale de notre énergie pour une meilleure performance. En résumé, il faut que nos muscles aient l’énergie nécessaire et suffisamment d’oxygène pour réaliser tout types d’activités à 100%. En revanche, lorsqu’on est encore en train de digérer (même si c’est qu’une banane) et qu’on se met à faire du sport, nos cellules doivent forcement gérer deux processus simultanément, l’énergie de notre corps est donc partagée et par conséquent on a une baisse de notre performance. Mais attention, on ne peut pas changer cette habitude du jour à lendemain, il s’agit de le faire progressivement, surtout si on a toujours pas arrêté de consommer des céréales au quotidien.

Pour en finir, n’oubliez pas que, dans tous les cas, les produits qu’on achète doivent être de la meilleure qualité possible. On choisit de préférence des produits locaux et issus de l’agriculture biologique. La viande du boucher provenant des producteurs de la région, le poisson pêché plutôt que celui d’élevage, les œufs biologiques, les produits non transformés et produits sans OGM (organismes génétiquement modifiés).

 

 

 

 

 

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Très prochainement, vous pourrez aussi me suivre sur ma page Facebook et sur mon blog, pour en savoir plus à ce sujet !

 

 

À vos assiettes ! 😉

 

 

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